Archives pour la catégorie coup de gueule

Brita, c’est la cata…

in coup de gueule, environnement

Voici bientôt 20 ans que j’utilise des filtres Brita.
Pas parce que je pense qu’ils me protègent du plomb ou d’autres trucs néfastes dans l’eau du robinet.
Seulement parce qu’en tant que très grande buveuse de thé, j’apprécie que mon breuvage soit exempt des remugles d’eau de javel ainsi que du calcaire qui finit par avoir la peau de toutes les bouilloires, même les plus solides.

Mais là, franchement, je me pose des questions.
Le site Brita… comment dire… merdoie (apparemment à cause de leur système de suivi des connexions…)
La carte censée permettre de trouver un revendeur-recycleur près de chez soi reste désespérément vide.

Pour couronner le tout, une à une, les moyennes et grandes surfaces de la région et les commerces dépositaires de la marque ne jouent plus le jeu, et ne participent plus à la collecte des cartouches usagées. « Pas assez de place avec tous ces nouveaux bacs à recyclage à caser, qui, eux, sont obligatoires » : c’est une ritournelle que j’ai entendu maintes et maintes fois…

Quand j’appelle à mes frais le service client Brita, on me dit que la carte « sera sans doute réparée ce weekend », alors que cela fait plusieurs semaines qu’elle ne fonctionne pas.
On me dit également qu’on ne va pas « faire se déplacer un camion » pour assurer le recyclage de ma pauvre douzaine de filtres à charbon actif. Quand j’envoie un mail, on me fait une réponse de normand : « Pour toutes vos questions, nous sommes à votre disposition gratuitement au 0800 – 38036 du lundi au vendredi de 9h à 18h ». Comme si je n’avais pas commencé par appeler ! Au moins, j’ai un numéro vert. On me rappelle également l’absence d’obligation des revendeurs de collecter les cartouches usagées pour recyclage. Deux fois.

J’ai bien compris, messieurs-dames de chez Brita : la partie boutique de votre site, contrairement à celle dédiée à l’information, fonctionne pour sa part très bien.
Vous êtes leader et donc tout puissant sur votre marché, et je n’ai à la base rien contre votre produit, que je le rappelle j’utilise depuis 2 décennies. Mais s’il n’est plus recyclable, il n’est plus écologique.

Et du coup, il ne m’intéresse plus.

C’est aussi simple que ça.

Guide Cosmétox de Greenpeace (2005-2007)

in coup de gueule, définition, environnement, la fin d'un monde, santé, société

Il y a huit ans de cela déjà, Greenpeace proposait au grand public une courte publication-vérité sur les cosmétiques qui allait bouleverser ma vie de consommatrice : le Guide Cosmétox.

C’est grâce à lui que j’ai appris à lire les étiquettes, à déchiffrer les compositions, à ne pas me fier aux appellations trompeuses et aux logos verts qui cachent des produits sales.

On riait hier encore des lanceurs d’alerte sur le bisphénol A. Aujourd’hui, ce perturbateur endocrinien est légalement interdit dans de plus en plus d’objets, dont les contenants alimentaires. On ne dira rien des phtalates, autre belle cochonnerie, qui elle continue sa petite vie bien tranquille sur les étagères de nos épiceries (l’eau minérale en bouteille plastique souple, ça vous dit quelque chose ? Le nutella ?). Enfin, tant que le Conseil Européen pour Plastifiants et Intermédiaires nous (dés)informe dans son site sur les phtalates que ces substances ne sont pas dangereuses, on n’a rien à craindre, n’est-ce pas ? C’est vrai, quoi, l’agence du médicament, elle, nous explique gentiment que « seulement 3 de ces plastifiants posent problème« , et que c’est pour cela que 5 – sur les 6 actuellement utilisés – d’entre eux ne seront plus autorisés dans les médicaments dans 18 mois.

Prenez-moi pour une conne. Allez-y. C’est gratuit. Tiens, ça ferait un bon #achetague sur twitter, ça. Oui, je sais, je fé se ke jeu veu avek lortograf (pardon pour le saignement d’œil. D’yeux. Je le referas plus.).

J’aimerais que demain – matin, de préférence, il n’est jamais trop tôt pour (ré)agir – on réalise que « principe de précaution » n’est pas un gros mot, mais un concept qui nous a permis, en tant qu’espèce, d’être encore aujourd’hui sur notre – de moins en moins – belle planète.

J’aimerais qu’au lieu de faire une confiance aveugle à des gens dont le travail est de marger à mort sur tout et n’importe quoi – mais de préférence quelque chose de pas cher à produire et de grande consommation – tout le monde apprenne (à l’école ?) à décrypter des listes d’ingrédients INCI, celle que les industriels affichent à grand regret et en petit sur leurs produits. Tous les industriels, qu’ils vendent des cosmétiques de luxe ou en supermarché. Tiens, tant que j’y suis, ça vaut pour la bouffe aussi. Et le mobilier, la papeterie, l’habillement, le logement – ben oui : le plomb, l’amiante…  Quoi, vous n’êtes pas encore parano ? Vous avez tort. Quand je vous dis que le Guide Cosmétox a changé mon existence, je ne mentais pas…

Apprendre, comprendre : le savoir, c’est le pouvoir. Et dans cette ère magique de l’internet et de l’information au bout des doigts, nous n’avons jamais été aussi bêtes, aussi dociles qu’aujourd’hui. Et n’avons jamais eu la possibilité de sortir aussi facilement de notre ignorance, et à si peu de frais.

Vous savez quoi ? Là, tout de suite, j’ai envie de poser mes mains sur vos épaules, de vous regarder droit dans les yeux, et de vous dire : réveillez-vous.

Mais j’aurais l’impression de jouer une scène mille fois tournée, de reprendre un poncif plus qu’éculé. Ça a été fait. Refait. Vu. Revu.

Je ne sais pas si ça sert à quelque chose. Mais je peux toujours essayer…

On y va ? Ahem… 1, 2, 1, 2, mike check

Je me lance.

Vous êtes curieux ? Curieuse ? Les deux ?
Vous avez 3 minutes à perdre (ou à m’offrir, vous pouvez aussi le voir comme ça) ?
Vous vous lavez les dents ? Vous vous rasez ? Vous utilisez du shampooing ?

Alors vous êtes forcément concerné(e) par ceci :

Guide Cosmétox juillet 2007

Et ne passez pas l’intro, hein, c’est la partie la plus intéressante. Le reste, c’est une belle et longue liste de cosmétiques classés rouge, orange ou vert en fonction de leur composition. Pratique, mais sans doute plus parfaitement d’actualité (la seconde et dernière édition date de 2007, ça commence même à faire un bail). Dis, Greenpeace, tu crois que je pourrais trouver au pied de mon sapin un Guide Cosmétox 2013 2014 ?

Bye bye Instagram

in About the blog, coup de gueule, Instantanés, social media, tout nouveau tout beau

Voilà, c’est parti. Enfin, je suis partie. Je laisse Instagram derrière moi. Cette plateforme sympa de partage de photos « on the go » me plaisait bien, mais le grand méchant Facebook – qui a racheté l’application – est passé par là, et a donc appliqué sa loi de l’appropriation du contenu. Pour rappel, vous offrez la propriété et les droits de diffusion de tout ce que vous partagez sur ces deux médias sociaux à leurs exploitants. L’astuce, c’est que vous ne perdez pas vos droits : vous les partagez. Futé, non ? Et surtout parfaitement légal.

Je n’ai rien contre la diffusion gratuite de mes clichés pris à la va-vite : après tout, tout le monde ou presque a accès à Instagram, non ? Sauf que parfois, rarement mais parfois, je photographie un membre de ma famille ou une de mes amies. Pas de face, jamais clairement identifiables, mais malgré tout, c’est bien eux, là, dont la silhouette ou la coiffure pourrait être vendue pour illustrer une publicité sans que j’aie mon mot à dire, sans que je puisse protéger leur image…

Alors non. Mes photos reviennent dans mon blog, sous la rubrique Instantanés. Elles passeront par la case Twitter si l’envie m’en prend, et c’est bien tout. J’espère qu’elles vous amuseront, vous distrairont, ou au pire ne vous agaceront pas. Je vous rassure, je n’en publierai pas tous les jours !

Bye bye, Instabook… Welcome to les Instantanés !

Bonhomme de pain d'épicesQuel rapport avec ce – par ailleurs fort appétissant et très réussi – bonhomme de pain d’épices, me direz-vous ? Vous ne voyez vraiment pas ? Il accueille lui aussi la nouvelle rubrique à bras ouverts… Je sais, c’est mauvais… Pas taper, pas taper !

Plus sérieusement, c’est le principe des Instantanés : sans queue ni tête (pas d’chapeau pas d’braguette) !

Oyez, oyez !

Un peu avant minuit (heure française), Instagram a clarifié un certain nombre de points de ses nouvelles Conditions Générales d’Utilisation. Je vous les résume ici :

– concernant la publicité : Instagram étant un service gratuit, il doit bien tirer ses revenus de quelque part, en occurence de la pub. Il n’a à l’heure actuelle pas l’intention (c’est la formulation exacte utilisée dans le communiqué) de vendre les photos de ses utilisateurs, mais plutôt l’idée de leur permettre d’identifier facilement qui suit quel compte (comme c’est déjà le cas sur FB ou sur Twitter) grâce au recours aux photos de profil.

– à propos de la propriété : Instagram ne réclame aucunement le droit de propriété sur vos photos, mais, tout comme Facebook – et d’autres services  – s’arrogent une (je cite) licence mondiale non exclusive, entièrement gratuite et libre de royalties, transférable, sous-licenciable sur votre contenu (photos et données personnelles, donc). La nuance est donc bien mince : dans la pratique, ce qui est à vous est à eux.

– sur le partage d’informations avec Facebook : pas un mot. Rien n’est remis en question, et le duo Instagram/Facebook marche donc dans les pas du géant Google, qui en début d’année est parvenu à unifier les données de tous ses services sans trop faire de vague.

En conclusion, vous l’aurez encore une fois compris : si vous ne payez pas un service, c’est que vous êtes le produit.

C’est comme une serviette trempée

in coup de gueule, définition, humour, social media

« Facebook, c’est comme un soutien-gorge push-up. Ça te booste l’ego, mais personne n’est dupe. »

« Facebook, c’est comme une serviette trempée. C’est dégoûtant, mais parfois, tu n’as pas d’autre choix que s’en servir quand même, parce que personne n’a rien prévu d’autre, et que tout le monde s’est séché les mains avec, et que de toute manière c’est le seul truc qui reste. »

Samyogita, en réaction à la nouvelle campagne de communication de Facebook qui compare le réseau social à… une chaise, mais aussi une sonnette, un avion, un pont… Passons.

La Poste mon amour

in coup de coeur, coup de gueule, définition, Lille, société

Sisi, La Poste, je t’aime très beaucoup ! Grâce à toi, je me fais livrer des choses des 4 coins de France et du monde : des accessoires pour mon vaillant destrier, des furoshiki pour emballer mes affaires quand je me promène, des livres anglais, des chaussettes japonaises, du dentifrice indien

Parce que si tu n’existais pas, eh bien tous ces chouettes sites qui me vendent des super machins, des gourdes en acier (et pas en alu), des téléphones portables dernier cri, des produits d’hygiène et de beauté, ils ne pourraient pas me les livrer. Ou alors à des prix de fou, en passant par des boites professionnelles qui me rançonnent au passage.

Donc un grand et sincère merci, La Poste, pour tes services d’acheminement rapides, fiables et à prix modéré.

J’avoue que notre idylle, Chère La Poste, n’est cependant pas sans nuage. Ton protégé, j’ai nommé mon cher facteur, change souvent, et avec lui la qualité du service.

Parfois, mon courrier arrive dans ma boite avant 14 heures. Souvent, il déboule sans prévenir dans celle d’un de mes voisins vers 17-18 heures.
Parfois, mes enveloppes arrivent un peu pliées. Parfois, elles sont chiffonnées, et le contenu en est abimé.

Souvent, mes colis me sont apportés par un postier souriant qui actionne ma sonnette toute neuve et en bon état de fonctionnement. Il a la patience d’attendre que j’ouvre les 3 portes qui me séparent de lui pour venir récupérer mes livraisons, que j’attends avec impatience.

Parfois, le colis est petit, et le facteur le bourre peu cérémonieusement dans ma boite. Même quand il y a écrit dessus en gros FRAGILE : NE PAS PLIER, il le plie en deux et le laisse dépasser à moitié dans ma rue, très passante…
Parfois, le colis ne rentre pas du tout du tout dans la boite. Mais le postier est pressé, ou il est fatigué, ou il n’a pas vu ma belle sonnette avec mon nom dessus, et il ne sait pas non plus que je suis là la majeure partie de la journée, car j’ai la chance immense de travailler chez moi – ce qui, vous l’admettrez, est génial pour aller piocher dans le frigo et les placards quand on a faim, et aussi pour travailler en zori toute l’année. Ou alors c’est un con paresseux, peut-être. Alors, au lieu de remplir un avis de passage qui m’indique qu’il repassera quand je serai – encore – là, histoire de me rassurer et de me dire que oui, mon colis arrive, il se casse en catimini. Sans laisser de petit mot. Comme un voleur. Il croit que je suis bête ou quoi ? Comme tout le monde, je suis mes colis sur ton site, Ma Poste. Et quand je lis :

mais que nul avis de passage n’a atterri dans ma boite et que ma sonnette n’a pas retenti de la journée, et bien, ma chère La Poste, ça m’énerve un peu. Je préfèrerais encore que tu m’envoies un mail ou un courrier disant : « Tu ne crois tout de même pas que je vais te l’apporter dans ton salon, ton colis, hein ! Viens le chercher chez moi, et tout de suite, espèce de flemmarde ! », plutôt que de laisser ton émissaire en uniforme jouer au chat et à la souris avec moi pour finalement me faire me déplacer tout de même.

Enfin… C’est pas très grave, La Poste, y’a pas mort d’homme non plus. Je ne vais pas rompre avec toi, ni même te prendre la tête. Je râle juste un petit coup pour que tu comprennes que miser sur tes services bancaires parce qu’ils rapportent plein de soussous, c’est bien, mais qu’il ne faut pas pour autant en oublier une autre de tes missions premières, celle qui t’a donné ton nom et qui contribue à faire tourner rond notre verte contrée, le service public de collecte, d’acheminement et de distribution de courrier.

Des bisous, Ma Poste. Si tu m’as lue jusqu’au bout, tu les as bien mérités.

Update :

20 minutes après avoir mis ma bafouille en ligne, @lisalaposte me répond :

Merci Ma Poste, c’est gentil. Tu as même accepté mes bisous.

Comme je te le disais, ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas. Je n’ai donc pas besoin de me défouler sur tes téléconseillers qui, tout aguerris qu’ils sont sans doute, n’ont peut-être eux non plus pas résisté à l’immense vague de délocalisation des centres d’aide téléphonique. J’aime bien les gens de partout, ne te méprends pas – je suis moi-même un peu beaucoup de nulle part – mais si je veux vider mon sac, je peux discuter avec mon facteur. Ou les gentilles personnes qui travaillent à ton agence de Ma Poste locale.

Par contre – et là attention, je change un peu de sujet – si je peux te faire une confidence, je préfère ton logo officiel à la tête de ton personnage de fiction : il fait plus sérieux, et surtout il est gravé dans mon inconscient depuis que je suis toute petite. Il me permet donc de te retrouver très facilement dans le paysage Twitteresque, comme tes boites canari dans la jungle urbaine. Ma Poste, reste toi-même, le jaune te va si bien – et je ne dis pas ça à tout le monde !

Dernier update (c’est promis !)

Mon gentil postier préposé à la livraison des colis m’a dit quand je l’ai vu il y a cinq minutes qu’hier, je n’étais pas la seule dans ma rue à ne pas avoir reçu d’avis de passage : PERSONNE n’en a eu. Il en va chez toi, Ma Poste, comme partout ailleurs : une seule personne ne fait pas son travail, et plein, plein de gens en subissent les conséquences. En tout cas, j’espère que le facteur-colis qui s’est pris quelques heures de congés en a bien profité !

On me dit dans l’oreillette que je peux suivre l’acheminement de mes colis directement sur Twitter, sans avoir à passer par le site Colissimo :
Ça, c’est de la bonne nouvelle en barre !