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Calligraphie (2)

in Calligraphie, écrire, Japon, langage, photos

kuchi

hi

yama

Cette semaine, pour la deuxième fois, nous avons travaillé des kanji à 3 traits. Le premier est kuchi,(口)la bouche, le seconde hi,(日), le soleil, et le troisième yama,(山)la montagne. Ce dernier est pour moi un des plus difficiles : même au stylo, je peine à mémoriser ses proportions. Maintenant que je l’ai côtoyé pendant une bonne heure, on se connaît mieux, et il m’intimide moins…

Et si vous vous demandez ce qu’est cette fleur dessinée à l’encre orange, c’est l’appréciation donnée par ma professeur de calligraphie. Cette « note » s’appelle hanamaru (はなまる ou 花円), littéralement le rond-fleur, et correspond à notre « très bien ». Encourageant, non ?

Écrire

in définition, écrire, langage, souvenirs

J’ai toujours aimé écrire.

Tout a commencé avec la correspondance au long cours tenue avec une amie pendant l’adolescence. Nous avions tellement de choses à nous raconter qu’au lieu de s’envoyer des missives – qui même en papier «par avion» exigeaient souvent plus d’un timbre – nous avons fini par joindre aux colis de livres que nous nous échangions des carnets, toujours plus épais, remplis au gré des divagations de nos pensées et de nos pieds.

J’en ai conservé l’habitude d’écrire partout – à défaut de souvent – et avec plus de facilité dans les lieux publics et en anglais (oh le bel attelage ! Oui, la prépa, ça vous marque…).

Rien ne vaut pour réfléchir le poids d’un stylo entre les doigts et la lisseur (parce que contrairement à lisseté, moins rare, ça ne rime pas avec douceur) du papier ; ma préférence, après toutes ces années, va d’ailleurs toujours à une bonne plume sur du Clairefontaine 90g, même si l’envie me prend parfois tellement soudainement et violemment que je me contente alors de ce que j’ai sous la main (dos de liste de course et bout de crayon gris…).

Souvent, les idées me hantent jusqu’à ce que je puisse les coucher par écrit. Là, mises en forme, elles s’apaisent ; mon processus de pensée aboutit et peut enfin cesser de tourner en boucle dans un recoin de mon cerveau. Écrire pour moi revient en fait à lâcher enfin, avec un soulagement extrême, ce que j’avais en mémoire vive pour le graver sur mon disque dur.

Amour des mots, de la langue, des langues… Les fées se sont sans nul doute penchées sur mon berceau, non que j’écrive bien – je ne puis être juge et partie, et dans le fond, je m’en fiche ! Non, je m’en contrefiche – mais parce que je prends un plaisir immense à formuler le monde qui m’entoure et celui qui m’habite.

Je réalise que quand j’écris, je ne fais que mettre des paroles sur la mélodie de ma vie.

(À ne pas confondre avec sa B.O., ces chansons qui partout m’accompagnent et me révèlent souvent ce que je ressens avant que je n’en ai vraiment conscience).

Calligraphie

in art, Calligraphie, coup de coeur, Feel good stuff, Japon, langage, tout nouveau tout beau

Calligraphie 1

J’ai officiellement débuté les cours de calligraphie japonaise ce weekend. J’avais déjà participé à quelques ateliers, et fait un peu de calligraphie chinoise il y a fort longtemps – il y a presque 20 ans ! – mais là, j’ai la sensation de découvrir bien des choses. J’en suis toute émerveillée.

En tout cas, cette discipline demande de gérer son souffle et ses mouvements, de travailler la coordination de l’œil et de la main, ainsi que les sens de l’observation et critique, mais surtout de savoir à la fois se détacher de ce qui se passe (méditer ?) et d’être ancrée dans le présent et spontanée.

C’est officiel, la calligraphie, c’est un de mes dadas.

Du coup, vous allez avoir droit à ce que j’ai réalisé de mieux à chaque séance. De mieux, hein, pas de bien.

Pour cette première édition, c’est un brouillon que je vous propose, parce qu’il me plaît bien.

Pour ceux d’entre vous qui ne lisent pas le japonais (ni le chinois), le premier caractère en partant du haut, c’est la terre (le sol), le second, c’est le chiffre 10, et celui qui clôt cette trilogie, c’est la rivière, en bas de la feuille.

Ce qu’ils ont en commun ? Ils se composent de 3 traits au maximum. Ce sont donc des caractères basiques, et pourtant, il n’est pas si facile que ça de leur donner les proportions et l’énergie qui les rendront beaux…

Et si vous vous demandez pourquoi l’encre est si peu noire, c’est parce que lorsqu’on débute, on l’utilise fortement diluée, pour mieux voir et corriger les mouvements du pinceau.

Apprendre ensemble

in coup de coeur, langage, première fois, société

Je vous ai déjà dit que j’étudie le japonais ? Ah bon… La belle langue de Tomisaburô Wakayama, l’acteur inoubliable de Baby Cart, dont je viens de me procurer l’intégrale à prix modique, et que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les films de sabre japonais (chanbara)…

Zut, je digresse… Pardon.

Je disais donc : j’étudie une langue étrangère. Vous aussi, peut-être. Si c’est le cas, alors le site Lang-8 vous sera très utile.

Il faudra vous y inscrire (une adresse mail suffit) pour accéder à une immense plateforme de correction de textes. Je vous explique : dans votre journal, vous rédigez un texte dans la langue que vous étudiez (votre dernier exercice d’anglais, ou un court texte pour vous présenter qu’on vous a demandé en cours, par exemple…). Des personnes dont c’est la langue maternelle vont vous corriger. Vous les remercierez en leur donnant des petites étoiles. De votre côté, vous pourrez vous aussi corriger des textes dans votre langue maternelle, aidant ainsi d’autres personnes à apprendre une langue étrangère, qui à leur tour vous donneront de petites étoiles.

C’est donc un échange – totalement gratuit – de bons procédés.

Bonus, vous pouvez demander et accepter des amis, ce qui facilitera la correction – éventuellement mutuelle – des textes par les mêmes personnes.
Évidemment, vous tomberez sur des obsédés du rayage en rouge (des nostalgiques du système éducatif, sans doute) ou du commentaire de 4 lignes, mais dans l’ensemble les gens sont gentils et pédagogues.

Le site est facile à utiliser, les outils de correction sont très intuitifs, et j’avoue que pouvoir donner un coup de pouce à des gens – parfois très loin de chez eux, comme des étudiants en échange culturel type Erasmus – est drôlement chouette.

Un site très utile, donc. Si vous essayez ou que vous connaissez déjà, n’oubliez pas de (re-)venir m’en parler !

Émoticônes

in coup de coeur, cute, définition, Japon, kawaii?, langage, société, vidéos

(えもじ ou, pour ceux qui lisent les kanji, 絵文字 ou 顔文字 quand on parle spécifiquement des smileys)

Dieu que ce mot est laid.

La réalité qui se cache derrière est beaucoup plus mignonne (kawaii ou かわいい, ça va, tout le monde connaît).

Et pour ceux qui ont un peu de mal à décrypter ces petites choses, pas toujours explicites dans leur forme la plus simple – tout est relatif ! – voici une vidéo qui éclaircira bien des mystères :

Les fans de seront sans doute ravis de faire le plein de  mignonneries (vous ne trouvez pas que ces trucs ressemblent à des dango ?) sur cette page.

Quant aux autres, soit ils me haïront , soit ils passeront leur chemin….

Ah, j’oubliais : une version LOLcats pour les dingues de chats !

Garé(e) comme une merde

in coup de coeur, coup de gueule, environnement, humour, langage, société

Vous savez depuis un moment déjà que je prone le déplacement urbain à pied et à vélo (et en transports en commun quand c’est vraiment trop loin, ou qu’on est vraiment pressé(e)).
Il est donc logique que j’ai une dent contre tous ceux qui, par incivisme, égoïsme, inconscience ou bêtise pure se garent comme des porcs – toutes mes excuses (suite…)

Sur ma couette…

in humour, langage, One-picture laughs, société, souvenirs

… quand j’étais ado, il y avait sur un fond bleu clair plein de dessins comme celui-ci. Il faudra que je demande à ma mère si elle l’a encore. En tout cas, ma détestation du lundi est bien réelle ; est-elle née à cette époque-là ?

Euh, réflexion faite, je me demande si ce n’était pas plutôt ça, la décoration de cette couette : (suite…)