Archives pour la catégorie souvenirs

Écrire

in définition, écrire, langage, souvenirs

J’ai toujours aimé écrire.

Tout a commencé avec la correspondance au long cours tenue avec une amie pendant l’adolescence. Nous avions tellement de choses à nous raconter qu’au lieu de s’envoyer des missives – qui même en papier «par avion» exigeaient souvent plus d’un timbre – nous avons fini par joindre aux colis de livres que nous nous échangions des carnets, toujours plus épais, remplis au gré des divagations de nos pensées et de nos pieds.

J’en ai conservé l’habitude d’écrire partout – à défaut de souvent – et avec plus de facilité dans les lieux publics et en anglais (oh le bel attelage ! Oui, la prépa, ça vous marque…).

Rien ne vaut pour réfléchir le poids d’un stylo entre les doigts et la lisseur (parce que contrairement à lisseté, moins rare, ça ne rime pas avec douceur) du papier ; ma préférence, après toutes ces années, va d’ailleurs toujours à une bonne plume sur du Clairefontaine 90g, même si l’envie me prend parfois tellement soudainement et violemment que je me contente alors de ce que j’ai sous la main (dos de liste de course et bout de crayon gris…).

Souvent, les idées me hantent jusqu’à ce que je puisse les coucher par écrit. Là, mises en forme, elles s’apaisent ; mon processus de pensée aboutit et peut enfin cesser de tourner en boucle dans un recoin de mon cerveau. Écrire pour moi revient en fait à lâcher enfin, avec un soulagement extrême, ce que j’avais en mémoire vive pour le graver sur mon disque dur.

Amour des mots, de la langue, des langues… Les fées se sont sans nul doute penchées sur mon berceau, non que j’écrive bien – je ne puis être juge et partie, et dans le fond, je m’en fiche ! Non, je m’en contrefiche – mais parce que je prends un plaisir immense à formuler le monde qui m’entoure et celui qui m’habite.

Je réalise que quand j’écris, je ne fais que mettre des paroles sur la mélodie de ma vie.

(À ne pas confondre avec sa B.O., ces chansons qui partout m’accompagnent et me révèlent souvent ce que je ressens avant que je n’en ai vraiment conscience).

Sans voix

in art, la fin d'un monde, souvenirs

La fin d’une époque. Celle, insouciante, où les années qui passaient n’avaient aucun poids.

Pour toutes ces images qui m’ont émerveillée, intriguée et parfois fait peur, pour ce trait qui pendant de longues années a incarné à la perfection ma vision de l’avenir et de l’Autre inconnu, pour ces mondes qui ont discrètement mais durablement ensemencé mon imaginaire adolescent, merci monsieur.

Maliki en parle encore mieux que moi :

Memories begins with an M

in photos, souvenirs

Qui saura deviner ce qu’est ce schmilblick ?
Qui saura nommer la marque qui se cache derrière ce M ?
Je vous laisse me le dire dans les commentaires !

Sur ma couette…

in humour, langage, One-picture laughs, société, souvenirs

… quand j’étais ado, il y avait sur un fond bleu clair plein de dessins comme celui-ci. Il faudra que je demande à ma mère si elle l’a encore. En tout cas, ma détestation du lundi est bien réelle ; est-elle née à cette époque-là ?

Euh, réflexion faite, je me demande si ce n’était pas plutôt ça, la décoration de cette couette : (suite…)

Ceci n’est pas une pub…

in coup de coeur, home, Japon, photos, souvenirs

Parce que j’étudie le japonais depuis quelques temps déjà et que la presqu’apocalypse (tsunami puis sans doute ce qui restera comme la plus grande – et la dernière ? On peut toujours rêver… – catastrophe nucléaire) qui a dévasté la cote est de l’archipel nippon m’a marquée à vie, j’avais envie de m’offrir ce magnifique recueil de dessins que ce sinistre désastre et la réaction du peuple japonais ont inspiré à moult dessinateurs/trices, ne serait-ce que parce que tous les bénéfices iront à ceux que la nature – et l’excès de confiance en lui-même de l’humain, qui une fois encore n’a pas su tirer les leçons de son passé – a dépouillé de leur famille, de leur maison, de leur ville…

Je ne prendrai aucun cliché de son contenu, mais sachez que j’ai tourné les pages, abasourdie et émerveillée, et le referai encore, et encore…

Pwned

in définition, humour, première fois, souvenirs, vidéos

Enfin, presque… J’aurais dû écrire que je m’étais faite taguer, mais ça rendait beaucoup moins bien, comme titre.
Taguée par The Green Geekette, et par Lalex, et pas qu’un peu. Au départ, je pensais pouvoir me défiler, mais malheureusement je n’y échapperai pas. Les demoiselles en question sont plutôt pugnaces, je ne prendrai donc pas le risque de leur déplaire ou de m’attirer leur courroux.
En réalité, rien ne m’y oblige. (suite…)

Des magiciens et des illustratrices…

in art, Paris, photos, première fois, souvenirs, trucs de geek

Il y a très longtemps, dans une autre vie sans doute, je me suis laissée entraîner – entre autres par la malicieuse menotte de ma meilleure amie, devenue depuis illustratrice – à accueillir en version originale – interprétariat oblige – dans une célèbre boutique de Jeux de Rôles sise tout près de la fac de Jussieu, à Paris – encore Paname ? -, un homme qui était et demeure encore aujourd’hui une célébrité outre-Atlantique ; j’ai nommé Richard Garfield, créateur de la compagnie américaine produisant les fameuses cartes à jouer collectionnables Wizards of the Coast – les magiciens du titre de cet article.

(suite…)

P*tain, 500 jours !

in société, souvenirs, tabac

Et oui, M’sieurs Dames, 500 jours, très exactement ! Pas pour faire le tour du monde, ni pour créer un chef d’oeuvre qui révolutionnerait l’art moderne, encore moins pour devenir millionaire…
Voilà 500 jours que je suis (suite…)

C’est bon une madeleine (de Proust) !

in souvenirs

L’essorage se termine et je me prépare à pendre mon linge. En moins de deux minutes, l’odeur fraîche et vivifiante aura empli la pièce, et m’aura transportée dans un lointain passé… Je me sentirai à nouveau à l’abri, à nouveau cajolée, une enfant serrant fort la main de sa mère dans la foule estivale.
Un à un, je sortirai les vêtements de la machine, les secouerai d’un geste sec et precis, celui que j’ai vu ma mère exécuter bien des fois ; j’en saisirai une brassée, mais au lieu de confier le séchage au soleil et au vent, j’épinglerai le tout à l’intérieur, sur un « tancarville » blanc.
Parfois, ce que vos parents vous lèguent n’est pas ce qu’ils pensent être le plus important… On ne peut pourtant nier que le plaisir et la fierté de porter de (beaux) vêtements propres et l’attention que l’on porte à ses affaires entretiennent des liens très étroits avec l’estime de soi, cet élément prépondérant du bien-être (certains iraient jusqu’à écrire : du bonheur).
La lessive, un acte insignifiant du quotidien ? Un hommage, aussi…